Ce tutoriel présente, étape par étape, la manière d’insérer, de personnaliser et de positionner des éléments textuels dans une partition, depuis le titre généré automatiquement par le projet jusqu’aux annotations musicales. Il insiste sur la création de styles de texte, sur l’usage indispensable de l’outil « style » pour l’alignement horizontal, et sur l’ancrage correct des éléments aux mesures afin de préserver la cohérence de la mise en page lors de tout remaniement.
La démonstration commence par l’usage du module d’édition de texte (dans la palette) pour renseigner les informations musicales hors nuances, telles que titres, noms de compositeur et indications. Le titre du morceau se place en tête de page à l’aide de l’élément « Song » sélectionné avec le stylo, qui insère automatiquement le nom du projet — par exemple « Vorax Score ». Lorsque ce titre est provisoire ou inadapté, un double-clic suffit à proposer la conversion en objet de texte standard, ce qui le rend pleinement modifiable. La modification s’effectue via la boîte de paramètres, qui offre des options de texte préétablies ; ces options peuvent être utilisées telles quelles ou servir de point de départ à une personnalisation plus poussée.
La personnalisation passe par les « styles de texte » du projet. Outre l’ensemble des styles de base, il est possible d’en créer de nouveaux avec le bouton d’ajout (« petit plus »). À titre d’exemple, un style intitulé « titre score » a été créé, définissant la police « Reprise » en taille 36 points. La modification ultérieure d’un style déjà créé reste simple. Pour intégrer des éléments comme le nom du compositeur, l’auteur commence par saisir le texte à l’emplacement souhaité en « texte normal », puis ajuste l’apparence en sélectionnant le contenu et en choisissant une autre police ou variante (par exemple des symboles d’octave en italique). Un point de productivité essentiel est mis en avant : dès qu’un élément est sélectionné avec une police donnée, tout nouveau texte saisi adopte automatiquement ce style, ce qui fait gagner du temps. Ainsi, une indication « solo » saisie après sélection d’un texte en italique s’affiche immédiatement en italique ; de même, taper avec une police de grande taille produit un résultat cohérent, même si l’ampleur visuelle peut devenir très imposante.
Le déplacement des éléments textuels présente une contrainte notable : avec le pointeur, on ne peut agir que verticalement. Le calage horizontal nécessite l’outil « style », véritable couteau suisse de la mise en page, qui autorise un positionnement précis de n’importe quel élément graphique. Cela vaut aussi pour les titres, qui ne se déplacent pas horizontalement au pointeur mais peuvent être ajustés via l’outil « style ». Par ailleurs, lors de la manipulation d’un texte, une ligne en pointillé indique son lien d’attache au score, ce qui permet de comprendre d’emblée où il ancre sa position et comment il suivra les remaniements du contenu.
L’ancrage correct des éléments est central pour garantir la robustesse de la mise en page. Les guides (lignes en pointillé) révèlent précisément à quelle note ou à quel segment un texte est attaché. Par exemple, le mot « solo » est relié à la première note du solo de cor anglais ; si la mesure change de système, « solo » reste accroché à cette première note. Les éléments placés dans l’en-tête, comme les titres, disposent aussi de guides, qui n’apparaissent par défaut que lors de « déplacer les objets » ; il est possible d’afficher ces guides en permanence pour visualiser immédiatement à quelle portée appartient chaque élément graphique, anticipant ainsi d’éventuels problèmes. Le même principe d’attache vaut pour divers symboles tels que les crescendos et les liaisons : lorsqu’ils sont reliés à une mesure, ils se déplacent avec elle. La recommandation est ferme : toujours attacher les éléments graphiques aux notes de la mesure concernée, afin d’éviter de devoir les repositionner après des reflows ou des changements de mise en page. Cette exigence s’étend aux instruments, aux annotations et aux lettres de répétition, qui doivent être ancrées dans la mesure pertinente, même si celle-ci ne contient aucune note. La « bulle d’aide » sert de garde-fou supplémentaire pour valider le bon placement. Enfin, l’affichage des marges permet de distinguer la zone d’en-tête, qui accueille des éléments comme le nom du compositeur, de la zone de score. Un texte inséré dans l’en-tête montre un pointillé qui s’oriente vers le coin supérieur droit de la partition, confirmant son attache à l’en-tête ; ce texte se déplace verticalement au pointeur, mais requiert l’outil « style » pour tout déplacement horizontal.
[ ] Double-cliquer sur le titre pour le convertir en objet de texte standard si le titre automatique (ex: « Vorax Score ») est provisoire ou incorrect -
[ ] Créer un style de texte personnalisé via « styles » > « styles de texte » (utiliser le bouton d’ajout) -
[ ] Saisir le nom du compositeur à l’endroit voulu, en se mettant d’abord en « texte normal » -
[ ] Sélectionner le texte saisi et appliquer une police/variante (par ex. symboles d’octave en italique) pour adapter la présentation -