L’intervenant précise d’emblée que, pour se concentrer sur la manipulation, tous les canaux de la musique ont été mis en sourdine : aucune lecture audio ne sera entendue pendant la leçon. L’automation “live” est définie comme l’entrée de données de contrôle (mouvements de paramètres, par exemple un fader) effectuée à la souris, à distinguer strictement de l’enregistrement audio ou MIDI via le bouton “record” (dédié au MIDI et à l’audio). Lorsqu’on crée des points ou des courbes d’automation à la souris sur une piste, Logic bascule en mode Read (lecture), supposant que l’utilisateur souhaite entendre le résultat.
Sur la table de mixage, on peut accéder aux modes d’automation, et activer/désactiver la lecture de l’automation d’une piste. Lorsqu’elle est désactivée, l’automation ne s’applique plus (“plus d’automation, plus de mode lecture”). Pour l’activer, on utilise le bouton d’automation de la piste, également accessible par le raccourci clavier “A”. L’intervenant indique se placer en mode Read au départ, désactiver le cycle (raccourci “C”), puis basculer dans les différents modes pour démontrer leurs comportements.
Le mode Touch enregistre les mouvements tant que la souris est cliquée et déplacée sur le paramètre (exemple : un fader de volume). Sa caractéristique centrale est le “retour au point d’entrée” : dès que la souris est relâchée, la valeur du paramètre revient immédiatement à la valeur d’automation qui était en place au moment du premier clic. Concrètement, on clique pour entrer en écriture, on modifie le paramètre, puis, à la relâche, la courbe retourne au niveau initial, et la lecture continue selon l’automation préexistante.
Ce comportement est particulièrement adapté aux retouches ciblées sur des passages déjà travaillés. Par exemple, on peut rendre une section “un tout petit peu plus fort” en la surélevant temporairement, puis, après relâche, retrouver le niveau nominal. Le mode Touch excelle donc pour “reprises” et micro-ajustements localisés sans perturber l’ensemble du tracé d’automation.
Le mode Latch (“verrou”) diffère du Touch par la manière dont la valeur se maintient après relâche de la souris. En Latch, dès qu’on commence à écrire et qu’on relâche, l’automation continue à s’écrire à la dernière valeur atteinte tant que la lecture n’est pas arrêtée (“jusqu’à ce que je fasse stop”). Cela implique un risque d’écrasement des points existants : si la lecture se poursuit sans précaution, le logiciel remplace l’automation passée par la nouvelle valeur tenue.
L’intervenant illustre que, si l’on reprend la lecture, puis qu’on ré-appuie et maintient une valeur (par exemple un fader tout en bas), on va effacer tous les points d’automation à partir de ce nouvel instant jusqu’au moment où l’on arrête la lecture. Ce mode est utile lorsqu’on souhaite qu’un paramètre reste constant pendant une longue portion (par exemple, fixer un niveau au début, puis ne plus le modifier jusqu’à la fin), mais il n’est pas adapté à tous les contextes à cause de l’écrasement potentiel des données préexistantes.
Le mode Write est présenté comme le plus radical et le plus dangereux. Logic affiche un message d’alerte explicite indiquant que le mode écriture efface des paramètres de façon globale et sans interaction. En pratique, dès qu’on lance la lecture en Write, les données d’automation de la piste sont effacées et réécrites en continu, même sans toucher la souris. L’exemple évoque l’effacement du volume, puis du panoramique “grignoté progressivement” au fil de la lecture, illustrant le caractère invasif de ce mode.
Il est fortement recommandé de n’utiliser Write que pour un premier passage d’automation sur une piste vierge, et jamais sans nécessité. En guise de sécurité, Logic bascule automatiquement de Write vers Touch dès que la lecture est arrêtée, évitant de prolonger l’effacement accidentel. Cette bascule automatique constitue une protection, mais l’usage de Write doit rester exceptionnel et extrêmement précautionneux.
Mots-clés : mouvement , dautomation , write , touch ,