Le locuteur décrit pas à pas comment exploiter une fonction de mémorisation à 2 niveaux dans une console de mixage pour comparer rapidement deux ambiances d’effets (plus ou moins de réverbération globale), en passant par la création d’un raccourci clavier dédié, la correction du comportement des faders auxiliaires, puis la mise en pratique avec deux niveaux de réverb prédéfinis (0 dB et -5 dB) et quelques astuces de précision et d’automatisation.
Le fil conducteur de cette première partie est la mise en œuvre concrète d’une « mémorisation de 2 niveaux » d’effets dans un contexte de mixage audio. L’objectif est clairement posé : disposer de deux versions du mix, l’une avec « un peu plus de reverb sur tout le monde », l’autre avec « un petit peu moins de reverb sur tout le monde », et pouvoir basculer instantanément de l’une à l’autre. Il ne s’agit pas d’une simple variation ponctuelle, mais d’un dispositif de comparaison rapide entre deux ambiances globales d’effets appliqués via les auxiliaires.
Pour y parvenir, le locuteur explique qu’il va s’appuyer sur une fonctionnalité de la console (ou du logiciel de mixage) qui permet de mémoriser deux états différents, puis de passer de l’un à l’autre grâce à un raccourci clavier. La première étape consiste donc à réaffecter un raccourci personnalisé :
Une fois la fonction correcte identifiée, il passe à l’apprentissage par nom de touches. Il choisit volontairement une combinaison complexe, vraisemblablement pour éviter les conflits avec d’autres raccourcis déjà existants : Ctrl + Alt + Command + F11 (énoncé comme contrôle alt commande F 11). Cette combinaison est désormais assignée à la fonction qui ouvre ou ferme les niveaux des tranches auxiliaires.
Dès que ce raccourci est opérationnel, l’effet constaté est le suivant : lorsqu’il presse Ctrl + Alt + Command + F11, tous les auxiliaires se baissent en même temps. Le locuteur qualifie ce comportement de « un petit peu embêtant », car son intention n’est pas de tout modifier indistinctement, mais de gérer précisément certains départs d’effets tout en en laissant d’autres stables. Cette observation prépare la transition vers la problématique suivante : comment faire en sorte que seuls certains faders auxiliaires soient concernés par la bascule entre deux niveaux, tandis que d’autres restent figés à une valeur fixe ?
Dans cette seconde partie, le locuteur se concentre sur la correction d’un effet indésirable du raccourci nouvellement configuré : sa tendance à agir sur tous les faders auxiliaires sans distinction. Le problème est clairement formulé : le raccourci Ctrl + Alt + Command + F11 fait que « tous mes auxiliaires se baissent ». Or, certains de ces auxiliaires sont déjà positionnés à 0 dB, ce qui correspond sans doute à des départs d’effets ou des bus qu’il ne souhaite pas voir bouger.
Pour contourner ce problème, il adopte une stratégie simple mais rigoureuse : verrouiller les faders qui ne doivent pas être affectés en les fixant à une valeur numérique précise. Concrètement, il procède ainsi :
Le locuteur détaille ensuite un cas particulier lié à la basse. Il indique que la basse est à 4,64,6 puis se corrige en expliquant qu’il s’agit de -4,6 (moins 4,6), et qu’il a 3 tranches l’une à côté de l’autre qui sont toutes à 4,6 (comprendre ici le même niveau, corrigé en -4,6). Son intention est de leur appliquer le même principe de verrouillage en saisissant précisément la valeur numérique, de façon à ce qu’elles aussi ne soient plus affectées par le raccourci global.
Il souligne un point de détail important lié à la localisation du logiciel : comme il s’agit d’un logiciel américain, la saisie des valeurs numériques se fait avec un point et non pas une virgule. Ainsi, pour définir le niveau des faders de basse, il faut taper -4.6 (et non « -4,6 »). Ce détail, bien que technique, est crucial pour que la valeur soit correctement interprétée et appliquée.
Après avoir renseigné ces valeurs manuellement sur les différentes tranches concernées (0 dB pour certains auxiliaires, -4.6 pour les tranches de basse), il constate que les faders ne bougent plus lorsqu’il utilise le raccourci. Autrement dit, ils sont désormais stabilisés : le raccourci continue de fonctionner sur les auxiliaires qui doivent refléter les deux niveaux d’effets mémorisés, mais laisse intacts ceux qui ont été explicitement verrouillés par une saisie numérique.
Même si le locuteur mentionne qu’il ne va pas « faire toute la série » dans la démonstration, la méthode est clairement établie : il suffirait de répéter ce processus fader par fader pour verrouiller toutes les tranches que l’on ne souhaite pas voir influencées par la bascule de niveaux. Ce principe constitue le cœur de la stabilisation du mix : seuls les auxiliaires choisis réagiront à la mémoire à deux niveaux, tandis que l’ossature du mix reste fixe.
La dernière partie est consacrée à l’exploitation concrète de cette configuration, avec une mise en situation et quelques astuces pratiques pour affiner les réglages. Le locuteur montre comment créer deux niveaux de réverbération distincts et basculer de l’un à l’autre via le raccourci clavier configuré précédemment.
Il décrit d’abord la création d’une version du mix dans laquelle toutes les reverbs sont à 0 dB. Pour cela, il commence par « fermer l’ensemble des pistes qui m’intéressent », puis effectue une sélection temporaire sur toutes mes reverbs. Cette sélection lui permet d’agir de manière groupée sur les envois vers la réverb. À partir de cette base (toutes les réverbs à 0 dB), il va définir une deuxième ambiance.
Sur cette même sélection, il décide de placer une réverb (ou l’ensemble des réverbs sélectionnées) à -5 dB. Il précise qu’en pratique, pour effectuer des ajustements très fins dans la console, il faut ajouter la touche Shift lors du déplacement des faders. L’usage de Shift permet de réaliser des mouvements au dB près, ce qui est très utile pour atteindre précisément la valeur -5 dB plutôt qu’une valeur approximative.
Une fois la réverb positionnée exactement à -5 dB (valeur qu’il indique comme lui convenant), il peut exploiter le fameux « raccourci clavier magique » pour basculer entre les deux états mémorisés :
La bascule via le raccourci joue ainsi le rôle d’un commutateur entre deux ambiances : une ambiance plus chargée en réverb (0 dB) et une ambiance plus sobre (-5 dB). Cela permet de comparer instantanément les deux options en situation réelle de mix, sans avoir à redessiner manuellement les niveaux à chaque fois.
En complément, le locuteur mentionne une fonctionnalité parallèle : le « petit bouton avec le haut-parleur » qui se trouvait à un endroit spécifique de l’interface, mais qui dispose toujours d’une correspondance sur le master. Ce bouton est accessible via la touche D sur le master. Il ne détaille pas entièrement le rôle exact de ce bouton dans la démonstration, mais il indique qu’il existe « certainement moyen d’automatiser ce petit bouton quelque part ». Cela laisse entendre qu’au-delà de la méthode de mémorisation à 2 niveaux et du raccourci clavier, il existe une voie alternative d’automatisation pour obtenir des résultats similaires, probablement au niveau du master fader ou d’un contrôle global lié au monitoring ou à l’activation d’un traitement.
En résumé, cette section montre :
Mots-clés : auxiliaire , raccourci , effet , faders ,