Cette section établit les principes fondamentaux de la composition, en soulignant que Logic Pro est avant tout un outil de création musicale plutôt qu'un logiciel destiné exclusivement aux ingénieurs du son ou à la post-production. Elle préconise une approche séquentielle rigoureuse pour protéger le processus créatif. La méthode se décompose en étapes distinctes :
Il est fondamental de sauvegarder un projet dès le début de la composition pour ne pas perdre son travail en cas d'imprévu. Dans le feu de l'action, emporté par l'inspiration, il est facile d'oublier cette étape, ce qui peut entraîner la perte totale des données suite à une coupure de courant ou un bug logiciel. Un projet non sauvegardé est identifiable par son nom par défaut, "sans nom", et par une icône de sauvegarde grisée. Cette icône sert également d'indicateur visuel pour signaler des modifications non enregistrées par rapport à la dernière version sauvegardée. Bien que Logic Pro X dispose d'une fonction de sauvegarde automatique (autosave), celle-ci ne devient active qu'après un premier enregistrement manuel du projet. La première action à effectuer est donc d'utiliser le raccourci Commande + S pour initier le processus.
Le processus de composition débute avec la sélection d'une Apple Loop de beatbox de deux mesures, qui servira de fondation. L'objectif est de l'utiliser comme un "croquis musical" pour construire une ambiance en y superposant d'autres éléments. Bien que cette boucle puisse être remplacée plus tard par des instruments joués manuellement, elle permet de définir rapidement une direction créative.
Le formateur commence par cadrer l’objectif : il ne s’agit pas de composer une symphonie, mais d’explorer des idées musicales et de bâtir un « croquis » évolutif sur lequel on pourra éventuellement chanter plus tard. Pour optimiser l’interface, il propose de fermer temporairement la bibliothèque d’Apple Loops, soit via le bouton en haut, soit au clavier avec la lettre O (la lettre L étant déjà assignée à l’activation de la boucle sur une région sélectionnée). Le passage d’une écoute en boucle à une construction linéaire se fait en désactivant le mode Cycle, représenté par une zone jaune en haut de la règle des mesures : un clic dans cette zone l’allume ou l’éteint, et la touche C permet de basculer rapidement. L’idée centrale est de favoriser une progression musicale en évitant que tout joue en permanence ; on prépare ainsi l’arrangement pour laisser des entrées décalées et des silences utiles à la dynamique.
Le point de départ est une piste de batterie au format audio dont les régions ont été dupliquées sous forme de boucles via l’outil boucle. Si les boucles permettent de dessiner leur longueur, elles se révèlent insuffisantes pour des subtilités d’arrangement, comme insérer un silence au milieu. La solution consiste à convertir ces boucles en régions réelles indépendantes, via le menu Édition > Convertir > Convertir les boucles en régions, ou le raccourci Contrôle + L. Une vigilance s’impose sur la sélection active : si l’en‑tête de piste est sélectionné, toutes les régions de la piste sont concernées et seront converties simultanément. Cette conversion ouvre la voie à une édition granulaire, par exemple interrompre momentanément la batterie afin de laisser le piano électrique s’exprimer, puis ne rejouer que les deux notes de fin dans la région visée.